2.55 de bonheur by Chanel

By sixtizen

Rendre hommage à un sac et plus particulièrement au légendaire 2.55 de la maison Chanel. 2.55 car imaginé par Gabrielle Chanel en février 1955, un sac rectangulaire matelassé inspiré des vestes de lads sur les champs de course, et une bandoulière faite d’une chaîne-gourmette et de cuir tressé. Un sac que l’on se transmet de génération en génération, que toutes les fashionistas de la planète s’arrachent et qui fait la fortune de toutes les maisons de vintage de Paris à Los Angeles. Plus qu’un « It-bag », une icône que la maison Chanel réinterprète chaque saison, le « 2.55 naked » n’a pas dérogé à la règle.
Rendre hommage à ce sac pour la maison Chanel c’est commanditer à la star des architectes Zaha Hadid une structure mobile organique époustouflante, c’est convoquer les artistes contemporains bankables des quatre coins de la planète, plus d’une vingtaine dont Daniel Buren, Win Delvoye, Nobuyoshi Araki, Fabrice Hyber, Sylvie Fleury, Stephen Shore, Subodh Gupta ou Sophie Calle pour ne citer qu’eux, et les leur donner ce sac comme source d’inspiration, c’est demander l’orchestration de cette exposition au rédacteur en chef d’un magazine d’art contemporain (Fabrice Bousteau pour Beaux Arts Magazine), c’est appeler la voix la plus magique du cinéma, Mademoiselle Jeanne Moreau, c’est organiser un tour du monde qui a débuté la semaine dernière à Honk Kong et qui s’achèvera en 2010 à Paris, après Tokyo, New York, Londres et Moscou.
Ce projet démesuré, insensé, inédit ne pouvait être imaginé que par Karl Lagerfeld soutenu par Bruno Pavlovski directeur de la mode, et l’ensemble de la maison.
Les noces de l’art et du luxe sont de plus en plus folles.

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